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30/06/2005

Euh ?

AU SECOURS !!!

R.A.S

Ras le bol il était nécessaire… Elle se dandine, se trémousse… C’est l’été.
Elle fait des rencontres… Elle s’éclate. Et dit Merde à tout…
Dans 2 jours elle fonce go to Marseille…
Dans 2 jours elle affronte sa peur…
En attendant elle dit MERDE
Et merde !!!!

27/06/2005

Bonjour paresse...

EveElle aurait dû faire tout plein de choses ce dimanche… Elle s’était promis de faire, défaire et refaire l’appartement… Une volonté de le changer… Il y avait ce fichu billet de train à acheter et ne s’était pas résolue à courir dans Paris à sa recherche. La paresse s’était insinuée en elle… Un peu vipère, un peu saprophyte d’un dimanche… La fille se laissait faire, préférant jouer à la rêverie…
Une main se posant sur une hanche, une caresse dans le dos, un tournicoti dans les cheveux, un baiser dans la nuque… Elle ferme les yeux… Essayant de se rappeler…
Des instants un peu désirés, un peu inavoués… Et puis les heures ont parcouru indélébiles le temps d’une journée…
Il y avait autour d’elle, une douceur de renouveau encore un peu ténue mais palpable. Une sensation comme une odeur…
Le lit l’a accueilli, refermant sur elle sur ses envies… Une somnolence de bien heureuse… Un réveil un peu moite, un peu groggy, un regard en direction du ciel… Le temps lui ne jouait pas. Il était un peu lunatique. Sûrement un conflit avec le soleil.
Un appel d’une rencontre… La fille fronce les sourcils… Elle se sent un peu agressée… Agacée, elle prend sur elle et devient agréable… Quelque part il y a intrusion dans son dimanche… Elle accepte un peu malgré elle de voir la personne. « Il ne sera qu’un copain ». La phrase courte officie comme une sentence. Ça n’ira pas plus loin, mais ça elle le savait déjà. Juste une façon d’appuyer une décision qui n’en est pas vraiment une… Des mots déjà prononcés pour d’autres…
Ce matin, le réveil a sonné en même temps que le chat faisait des prouesses pour accélérer son apport de croquettes… Elle a fait un bond, a servi l’affamé et s’est recouchée tout en priant que le deuxième réveil tarde mais ne l’oublie pas. Une respiration et une nouvelle somnolence s’installe… Des envies de chuchotements dans le creux du cou, des sourires, une main sur une hanche, un rapprochements… Les rêves s’éparpillent, des impressions tactiles s’estompent… Le deuxième réveil beugle… La fille ouvre un œil, soupire… Hésite à reprogrammer pour continuer dans sa paresse… Et finalement se résout à se lever.
A l’heure qu’il est… Elle n’est toujours pas réveillée… Elle a envie de retourner sous la couette finir son début de tendresse avec les songes…

26/06/2005

à lire...

ici

Gloups

Demain elle enlève le bas.*

Encore une belle journée... Impossible de savoir si hier lorsqu'elle est partie se coucher s'il a plu... C'est une question philosophique à laquelle elle ne répondra pas...

"Avant lorsque j'étais en couple j'étais infidèle... Ces dernières années je ne l'ai plus été..." Marie la regarde un peu étonné... Elles ont joué à confessions intimes au MCDO République... Deux bonhommes sont passées à coté d'elles... Un salope a fusé... Rires...

- T'as quand même bien grossi...
- Tu trouves ?
- Essaye cette jupe...
- Euh... Marie ?!?
- Quoi ?
- Tu m'as filé un 38... si je l'achète ça sous entend qu'il faut que me balade en tenant ma jupe... J'ai grossi mais pas à ce point là !
- Ben c'est tendance on dira ! Mais tu fais chier quand même
- J'essaye le 34... Chez eux ils taillent grand
- Rêve !!!!
- Merdouille !!!
- Quoi ?
- Je peux pas fermer le bouton... ça sous entend que si je la mets faut que j'arrête de parler, de respirer....
Achète là !!!
- Ben non t'es folle !
- Si !!! Comme ça t'arrête de parler...
- Salope !!!!!

Elles ont fait les magasins... Et donc les soldes... Une vraie sinécure lorsqu'on a pas de sous sur le compte...

- Essaye ça c'est mignon
- Je vais à un baptême pas dans un peep show...
- Matte la robe...
- Je l'essaye elle me plaît...
- Enfin une bonne nouvelle...
- Ouh là !!!! C'est vrai que t'as grossi !!!
- J'ai du ventre ?
- Non t'as des fesses et des seins...

Regards amusés des clientes...

* Non demain elle bosse... Elle reporte ça à la Saint Glinglin...

25/06/2005

Petits liens

Elle les aime bien... Et ne sait pas pourquoi...

http://jcmilan.typepad.com/

http://isabelle-creations.co-incidences.org/

http://www.graphiquedefrance.com/ArtistProfiles.cfm?PageN...

http://www.despair.com/

http://art.transindex.ro/

Comedia del arte

Toujours envie de tout pleins de choses… Haussements d’épaules… ça arrivera quand ça arrivera… Elle ne va pas se mettre martel en tête.
Photo service joue avec ses nerfs… 2 pellicules N&B déposées il y a 2 semaines et toujours pas développées. A croire que cette société marche par pairs… Un coup de gueulante a été donné, elle s’est faite vindicative… Juste avant de partir elle s’est adressée à l’employé (qui n’y est pour rien) en lui demandant avec un sourire : « vous en avez pour longtemps à vous foutre de ma gueule ? 2 semaines ce n’est à priori pas assez… ». Paroles dites avec douceur et sourire. Au début le bougre avait les yeux pétillants de la voir faisant mine de compréhension et se liquéfie à la fin lorsqu’il perçoit la question.
« Je n’arrive toujours pas à tourner la page sur elle ». La phrase est un peu une gifle… Prendre sur soi, regarder et sourire… La fille prend et met de coté ces petites choses qui la blessent. Elle a envie de répondre du tac au tac et se l’interdit. Toujours cette impression d’être une funambule à la croisée des chemins.
Hier soir elle plaisantait, taquinait et brusquement on lui dit que c’est dingue cette tristesse dans sa voix… Il y a eu un silence… Une respiration et elle était repartie à faire sa comique.
Elle ne serait donc pas une bonne comédienne.

23/06/2005

Mauvaise matinée

Pour un peu elle en aurait voulu à la terre entière, à l’appartement lui-même, à la voisine, au ciel, au soleil… mais surtout à lui. Ce matin elle essayait vainement de se connecter à un site pour en être rejetée. Un truc de serveur impossible d’accès. Elle a d’abord pensé à une forme de censure… Truc dont elle a horreur pour finalement se raisonner et ne pas développer une paranoïa inutile et stupide.

8h départ de l’appartement, clés en main, livre dans le sac, larmes aux yeux… Tout ça à cause d’un rejet, elle ne fait pas attention aux gens, marche vite pour ne pas être en retard. Impression de survoler le bitume plus que de s’appesantir dessus. De toutes façons quoiqu’elle fasse : elle sera en retard.
A croire que les bus prennent un malin plaisir à faire durer le plaisir… Les minutes défilent vite et en même temps lentement… Tout s’égrène de façon aléatoire. Un coup d’œil en direction de sa montre, un juron pour signifier un retard, elle lève les yeux et voit dans le reflet de la fenêtre qu’on la dévisage. 2 secondes d’attention et puis retour en direction du bouquin.
Elle s’est réinscrite sur un site de rencontres, l’avait fait une première fois sur un coup de tête histoire de se dire qu’elle aussi y avait droit. Et puis tournant, retournant le pour ou le contre d’une telle démarche s’était désinscrite. Influencée aussi par d’autres lui disant que c’était inutile et idiot de sa part : elle avait tout envoyé balader. Elle s’était allègrement moquée de l’active recherche des gens en général qui passaient par ce biais là.
Et puis elle est revenue sur sa décision. Après tout cela ne concernait qu’elle et les jugements de valeurs qu’on pouvait faire… Par le passé trop souvent influencée elle avait agi contre ses envies. Donc comme souvent elle était revenue sur sa décision. Réinscription faîte et premiers apurements… Elle vire ceux qui ont à son goût une tête d’acteur porno, ceux qui ne sont pas capables d’aligner trois mots sans faute d’orthographe, ceux qui ne rentrent pas dans ses critères. Un mail retient son attention, prend le temps d’y répondre et en attend une réponse qui ne vient pas. Vexée elle se dit que finalement elle va se désinscrire. Une attitude puérile mais elle ne supporte pas d’être ignorée. Sûrement une histoire d’ego mal placé. En attendant elle a eu le loisir de regarder celles qui retiennent l’attention, un peu dépitée elle se dit qu’elle aurait dû certainement être autrement.

9h un client se pointe dans son bureau pour lui demander des renseignements. Il braque sur elle sur un regard sans un battement de cils. Elle se sent sondée et tente de mettre un terme à l’entretien : trop mal à l’aise. Pourquoi la regarder ? Elle arrive à basculer le client vers une collègue. Il pourra matter qui il voudra mais pas elle. Pas ce matin.
Elle a toujours aussi mal aux reins… Elle a beau essayer de se tortiller dans toutes les positions : rien à faire ça ne passe pas.

10h elle est gagnée par une rage… Elle se sent impuissante face à ce qui l’entoure. Elle voudrait enfin que les gens la remarquent. Elle a envie de bras, de se couler dans une tendresse… Elle a envie de se sentir rassurée… Faire des petits bouts d’une personne avec d’autres pour en faire une fille parfaite, on ne garderait que ses yeux, son cul et une part de son esprit… Un peu comme une gifle de plus prise. Sur le coup elle n’a rien dit, elle a encaissé sans broncher. Ce matin elle a envie d’en pleurer. Et puis ses écrits manquent de clarté, ses petites (très longues) notes ne sont pas claires, pas évidentes à comprendre, des petites histoires sans début ni fin… Elle se demande tout bêtement si elle ne devrait pas en faire un blog photo ou ne mettre qu’une phrase par jour. Faire comme les autres puisqu’on lui reproche aussi son inconsistance, des dialogues sans grand intérêt… Et puis pendant qu’on y est qu’on arrête donc de la lire puisqu’elle ne développe pas suffisamment en profondeur.

11h Elle est carrément enragée… Vient de s’engueuler avec un petit connard de 23 ans qui se la pète plus haut que son cul. Sa voix est une mitraillette, elle l’assassine… Lui est tout penaud… Elle a envie de le foutre dehors. Et va le faire… Elle se savait rancunière et se mettait un point d’orgue à ne pas se venger mais là il est allé trop loin. Un client passe la tête par l’embrasure de la porte : « je repasse un autre jour… »… Limite s’il ne prend pas ses jambes à son cou.
Il n’a pas tort.

12h Envie de mettre une bombe, le feu partout… De se transformer en Lara Croft et d’exploser le connard qui osera passer le cap de sa porte.
Radoucissement : sa mère au téléphone… La fille se la joue enjouée, rigolote… Elle essaye tant bien que mal de cacher son agacement… A priori elle y arrive. Est-ce que le rendez-vous de ce soir sera maintenu ? Elle a besoin de savoir comment se passe une chimio, quel sera son rôle à tenir… Enfin tout plein de questions puisque nul part elle n’y a trouvé une réponse.

20/06/2005

Encore un coup de zone interdite...

Encore un coup de « zone interdite »… Elle ne s’en est pas remise… Appelle vite Ludo (l’ancien collègue devenu ami) et lui demande s’il a regardé… Réponse de l’interrogé : « et comment que j’ai regardé attends je t’envoie un lien… Euh si tu mets ça je t’épouse direct »…
Autant de raisons pour ne pas en mettre… Appelle t’on ça une jolie fille ?


Elle voudra juste signaler à la naïade que l'étiquette en général se met dans le dos... ou c'est pour la pub pour flamby's : tirez sur la languette il en sortira un truc rigolo... (elle vient de s'apercevoir de l'enormité de sa dernière phrase... S'excuse... Peut être dû à la chaleur).

18/06/2005

Un instant magique

Il y a eu à 13h une boule d’angoisse forte… Et puis l’appel au père pour lui demander son autorisation. Le numéro est donné.

Quelques hésitations. Le fil entre ma mère est là bien présent lui aussi. Ne pas laisser de blancs s’installer. « Bonjour ma belle ». C’est comme ça entre nous. J’ai une envie de dingue : la serrer dans mes bras, poser mes mains sur sa nuque et lui chuchoter que je l’aime. Son opération s’est bien passée : pas de cœur jouant des airs de traviata, pas de surprises… Tout le monde était averti. Durand son intervention il y avait des anges autour d’elle : un pneumologue, un cardiologue, chirurgien et infirmières… Et puis là voilà à son réveil et moi à 800 km d’elle. Sa voix est un chuchotement, le mien aussi… Il y a des tonnes de je t’aime qui traversent Paris à Marseille, se passent le relais pour se cueillir dans nos oreilles sans être dits. J’ai salement envie d’être avec elle, de lui tenir la main et effacer ses années de souffrance installées sur son visage. J’ai envie de faire disparaître ce qu’on lui inflige, j’ai envie de voir son sourire naître… Elle me parle de son intervention, me rassure et m’ordonne de ne pas regretter de ne pas être à côté d’elle. Il y a des larmes au fond de gorge mais je m’interdis de pleurer. Je m’interdis ça parce qu’elle a besoin de gens souriants autour d’elle.
Je la sens fatiguée, pas vraiment lointaine parce qu’elle est comme ça. Quoiqu’on y fasse ma mère c’est une présence. D’une pièce où elle passe, il s’en dégage quelque chose. Un parfum d’elle. On n’oublie pas sa voix et encore moins son regard. Je raccroche.

Quelques minutes pour déglutir et je rappelle mon père.
« Il ne manque plus que toi et nous serions au complet ». La phrase ne ricoche pas contre le cœur. A ce moment là je regrette de ne pas être présente. Il y a mon petit frère qui devient de plus en plus beau et à qui la maturité lui sied à merveille, ma petite sœur et sa fille. Je les imagine autour de mon père. Epiant son visage, son dos aussi (surtout)… Il y a ce tout que je manque maintenant.
Il me dit qu’on lui a retiré son cancer, il faisait 9 cm de diamètre. Le mot est enfin lâché ici. Je n’osais toujours pas l’exprimer et encore moins l’écrire. Pourquoi je n’en sais rien. J’essaye encore de m’imaginer la chose et je n’y arrive toujours pas. Puérile me dira t’on. Je répondrais que sûrement. C’est comme ça. J’attends un mot de mon père et je serais capable de cavaler en direction de la gare pour venir jusqu’à eux. Derrière sa voix j’entends le gazouillis de Soizic la fille de ma sœur. Le petit bout s’exclame… Un petit bout qui rigole dans une maison où les gens ont les traits tirés à force de s’inquiéter. Une bouffée d’air pour cette baraque.
Je demande à mon père de me montrer la petite. Son MSN s’allume et la caméra me montre une gamine ayant un sourire de feu.

Ma mère aura eu le bonheur de la voir… Voir un sourire sur pattes… Quelque part au fond de moi ça me réconcilie aussi de ne pas être présente.
Je voudrais tellement de choses… Et à cet instant je voudrais que l’on me dise que je suis moi aussi une jolie fille et non pas que j’ai cherché à me faire belle aujourd’hui…
Je l’ai fait peut être pour avoir ma mère au téléphone…

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