30/01/2006
Au revoir
Pour des raisons qui me sont propres. Pour un ensemble de choses, de situations et surtout de souvenirs. Parce que c’est ici et nulle part ailleurs que j’ai repris l’envie d’écrire ces petits bouts de vie, que j’ai redécouvert l’envie de photos et bien d’autres choses. Je préfère fermer ce blog.
Je sais que cette fermeture arrangera des gens dont moi. Préférant ne pas m’en cacher j’ai souhaité abandonner le pseudo derrière lequel j’aime me couler. Un nouveau blog dans un nouvel espace a fait son ouverture dans un ailleurs.
Si vous souhaitez avoir l’adresse du nouveau blog il suffit de me le mailer.
Merci.
20:41 Publié dans Moments de vie... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29/01/2006
Une page s'est tournée
Il va juste falloir que j’arrête de demander ma chance. J’ai été ce soir un peu la fille de joie, celle aux larmes humides un peu perdues dans les rues de Paris. Je ne connaîtrais peut être plus le trajet Mairie des Lilas – Saint Michel avec en guise de cœur ce tambour. Je ne serais peut être pas très heureuse pendant quelque temps. J’aurais peut être ces larmes et l’envie de ne pas voir ces couples qui s’embrassent dans la rue. Mais j’aurais cet acquis en moi : oui on peut aimer. Aimer à Paris c’est beau c’est romantique.
Une page s’est tournée et mon cœur continue sa traviata. On ne force pas quelqu’un à vous aimer. Je voudrais me forcer à cet instant de ne plus aimer. Je vous forcerais juste à ne pas dire du mal. Je me dis que la fille qu’il aimera aura cette chance que j’ai eu. Parce qu’il y a les mots d’amours chuchotés, l’envie sur un coup de folie de dire oui je plaque tout pour moi pour lui pour nous, cette envie de toujours plaire… Il y a tout ça. Je sais que je ne devrais pas écrire ces mots. Que je ferais mieux de les taire et de tout garder pour moi, de ne pas regarder mon téléphone toutes les deux minutes… Je sais tout ça.
Je sais qu’il n’y aura pas de New York et un passeport vierge, cette absence au creux du ventre et cette idée de cinglée romantique à me dire qu’il va me rappeler pour me dire que non ce n’est pas fini. Au mieux j’aurais un appel pour mes chaussures, mon jean et mes trois strings oubliés chez lui.
Mais ce que je garde de ces 3 mois (plus quelques jours) c’est beaucoup de choses dont je n’ai pas les mots et un sourire. Je demande juste qu’on ne dise pas de mal ni qu’il ne me méritait pas ou autre connerie.
Une page s’est tournée et j’ai dû mal à fermer le livre.
21:16 Publié dans Moments de vie... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
16/01/2006
Je ne me suis pas éteinte
Rendez vous dans notre café oriental. On ne s’était plus vu depuis longtemps, histoire de digérer ce que l’on me reprochait. A nouveau ceux sont des tintements de cuillères et ce silence assourdissant qui font office de musique d’ambiance. Je n’y étais jamais allée le matin uniquement le soir. La lumière renvoie la décrépitude des lieux et lui me paraît vieux et fatigué comme l’endroit. Du pouce je gratte une fissure. Je l’entends me parler de sa vie, de son travail et de ses amours. J’ai arrêté de l’écouter. Son monologue est toujours le même. De temps en temps il suffit de lui sourire pour le voir ré - embrayer son crachin. Ça lui fait plaisir et moi je gagne en conviction de n’être qu’une infâme garce.
Par moment je regarde ailleurs et je repense à cette semaine qui s’est écoulée. Elle n’était pas simple entre les lendemains de fêtes et les préparations des dossiers à présenter. Rien n’était simple. Je revois ce pistolet sur cette tempe. Cette fille et son regard, sa main crispée et ses larmes. Je me souviens lui avoir dit que si elle appuyait sur la détente c’est moi qu’elle tuait. Après il y a eu ce débit de paroles, ces gestes se voulant rassurants. Il n’y a eu aucune peur sauf celle d’avoir un blanc dans la conversation. Il ne fallait pas lâcher prise. Il y a eu ces gens derrière la porte qui ont pris le relais. Un homme lui parlait et elle me regardait mais je ne disais plus rien. Je cachais mes mains sous la table : elles tremblaient. Je ne voulais pas montrer que j’avais peur. Il est entré et ce qui m’a le plus frappé c’est qu’il portait des baskets. Pourquoi ce détail je ne sais pas. Elle lui a remis son arme aussi simplement qu’il était sorti de son sac. Je suis restée assise : je ne pouvais pas me lever et mes mains tremblaient toujours. Curieusement tout le temps où elle avait son pistolet sur sa tempe j’avais cette impression que c’est moi qu’elle visait. J’ai seulement demandé qu’on ne la menotte pas. Elle est partie et mes mains continuaient de bouger toutes seules. Je me suis remise au travail.
Ce matin j’étais convoquée chez la psy pour en parler. Les mots me manquaient et les larmes me sont venues. J’ai tenu 5 jours. Elle m’a libéré et c’est le café oriental qui m’a emprisonné l’espace d’une heure. Je lui en ai parlé. Il n’a rien dit à part un « ça arrive ». Il m’a appelé la petite fée. Sourire… Je lis donc mon éducation.
Hier soir j’avais cette envie d’écrire et je ne trouvais pas le temps, pas le moment adéquate, trop de choses en tête… Une petite phrase bénigne parmi tant d’autres. Je ne me suis pas attardée : la garder pour soi et l’oublier. Elle reviendra un jour.
Ce soir ? Jean Louis Aubert me demande où je me cache. Une photo en guise de rappel où je suis née avec une cuillère en or dans la bouche et des bonbons acidulés dans la main. Les mêmes que ceux qui composent ma vie.
Je suis sûrement baie des anges.23:54 Publié dans Moments de vie... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



